Un accompagnement spécifique pour les « sans domicile fixe »

En ces temps de crise sanitaire liée au COVID-19, les sans-abri et personnes sans domicile fixe sont particulièrement exposés à la propagation de l’épidémie. Si elles ne peuvent se conformer au confinement obligatoire en raison de leur précarité, elles doivent aussi faire face à la propagation du virus et à la difficulté d’accès au soin. Des mesures nationales et locales ont été prises pour les accompagner de la manière la plus efficiente.

Les actions de solidarité se sont multipliées à l’égard des publics fragiles ou isolées ces derniers jours. Parmi ces publics, les personnes sans domicile fixe ont été sensibilisées et orientées vers des structures de soin adaptées lors de maraudes ou de visites de terrains d’acteurs sociaux.


Mardi 31 mars, le ministre du Logement annonçait le lancement d’un dispositif de chèques-services d’un montant de 15 millions d’euros à l’attention des 60 000 personnes SDF confrontées à la difficulté d’accès au soin et aux ressources de première nécessité.

Cette aide financière de sept euros par jour et par personne, sera gérée par des associations comme la Fondation Abbé Pierre, le Secours catholique, Emmaüs, la Croix-Rouge et le Secours populaire.

Près de 700 places dédiées en Essonne

 

En Essonne -l’un des Départements français les plus actifs dans l’accompagnement des personnes sans abri-, plusieurs structures d’accueil spécifique ont été ouvertes ces derniers jours. Ainsi, la ville d’Athis-Mons propose 48 places pour les SDF atteints du COVID-19, tandis que Bures-sur-Yvette et Montgeron proposent une soixantaine de places accessibles après appel au 115. Au total, ce sont près de 200 places d’hébergement qui complètent le dispositif préexistant de plus de 500 places d’accueil en Essonne pour les personnes sans domicile fixe.

 

Faciliter les accès aux points d’eau dans les camps de Roms

Plusieurs camps de Roms s’étaient par ailleurs installés en différents points de la communauté d’agglomération Grand Paris Sud.  Cette dernière a notamment créé plusieurs points d’eau -ou a autorisé exceptionnellement l’accès à certains points d’eau habituellement interdits- à proximité des camps de Corbeil-Essonnes afin de limiter la circulation de ces populations et ainsi restreindre la propagation du virus autour des sites.